10 juil 2007
Alkarama for Human Rights, 10 juilllet 2007
Alkarama for Human Rights a sollicité la Haut Commissaire aux droits de l'homme et le Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) afin de les alerter au sujet de Sayfallah Ben Hassine, détenu à la prison de Mornaguiya (Tunis).
Sayfallah Ben Omar BEN HASSINE, né le 8 novembre 1965, marié et père de trois enfants, est actuellement détenu à la prison de Mornaguiya (Tunis). Il y est soumis à des tortures et des mauvais traitements et sa famille craint pour sa vie d'autant plus qu'il a une santé fragile. Il souffre d'asthme et d'une affection rénale chronique.
M. Ben Hassine avait fui la Tunisie à la suite de la vague d'arrestation en 1987 des militants du mouvement estudiantin. Il avait alors été condamné par défaut par le tribunal militaire de Tunis à deux années d'emprisonnement pour sa participation aux manifestations de protestation des étudiants tunisiens.
Il s'était d'abord réfugié au Maroc où il avait poursuivi ses études universitaires à la faculté de droit de Oujda puis s'était marié et avait quitté ce pays pour solliciter l'asile au Royaume Uni.
Il a été arrêté en Turquie en février 2003 et extradé vers la Tunisie au cours de la même année. Déféré devant le tribunal militaire de Tunis, juridiction d'exception, il a été condamné à la suite d'un procès manifestement inéquitable - selon son avocat - à une peine de 46 années de réclusion criminelle.
Il est détenu depuis, selon sa famille, dans des conditions extrêmement difficiles et est soumis à un régime spécial de détention: Il est reclus dans un cachot de 4 mètres carrés, sans hygiène, sans aération et sans lumière naturelle.
Son épouse et ses enfants n'ont reçu de lui que trois lettres depuis son incarcération en 2003 et n'ont de ses nouvelles qu'épisodiquement à travers la mère et la sœur autorisées à lui rendre visite tous les samedis.
A la visite du 23 juin 2007, les autorités pénitentiaires ont déclaré à ses parentes que celui-ci refusait leur visite. Celles-ci avaient été averties précédemment qu'il ne refuserait jamais aucune visite sous aucun prétexte et que toute raison pour empêcher sa famille de le voir qui serait invoquée par l'administration serait sans fondement.
La semaine suivante, le 30 juin, sa mère a été autorisée à le voir à la suite de son insistance et elle a relevé des traces de coup sur son visage et son état de faiblesse. Dès qu'il a commencé à l'informer de sa santé, la visite qui a lieu en présence d'un officier et de deux gardiens a été interrompue après deux minutes et il a été emmené avec violence. Son dernier cri a été " qu'on vienne à son secours ".
M. Ben Hassine a, à de nombreuses occasions, été soumis à des tortures et des mauvais traitements en prison pour avoir protesté contre ses conditions inhumaines de détention. Il est aujourd'hui isolé du monde extérieur et sa famille craint pour sa vie et son intégrité physique.
Alkarama for Human Rights demande une intervention auprès des autorités tunisiennes, afin de faire cesser les mauvais traitements et la torture dont est victime M. Ben Hassine, et de lui assurer des conditions humaines de détention, de l'autoriser à écrire et à recevoir du courrier de son épouse et de ses enfants résidants au Royaume Uni.
Alkarama for Human Rights a sollicité la Haut Commissaire aux droits de l'homme et le Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) afin de les alerter au sujet de Sayfallah Ben Hassine, détenu à la prison de Mornaguiya (Tunis).
Sayfallah Ben Omar BEN HASSINE, né le 8 novembre 1965, marié et père de trois enfants, est actuellement détenu à la prison de Mornaguiya (Tunis). Il y est soumis à des tortures et des mauvais traitements et sa famille craint pour sa vie d'autant plus qu'il a une santé fragile. Il souffre d'asthme et d'une affection rénale chronique.
M. Ben Hassine avait fui la Tunisie à la suite de la vague d'arrestation en 1987 des militants du mouvement estudiantin. Il avait alors été condamné par défaut par le tribunal militaire de Tunis à deux années d'emprisonnement pour sa participation aux manifestations de protestation des étudiants tunisiens.
Il s'était d'abord réfugié au Maroc où il avait poursuivi ses études universitaires à la faculté de droit de Oujda puis s'était marié et avait quitté ce pays pour solliciter l'asile au Royaume Uni.
Il a été arrêté en Turquie en février 2003 et extradé vers la Tunisie au cours de la même année. Déféré devant le tribunal militaire de Tunis, juridiction d'exception, il a été condamné à la suite d'un procès manifestement inéquitable - selon son avocat - à une peine de 46 années de réclusion criminelle.
Il est détenu depuis, selon sa famille, dans des conditions extrêmement difficiles et est soumis à un régime spécial de détention: Il est reclus dans un cachot de 4 mètres carrés, sans hygiène, sans aération et sans lumière naturelle.
Son épouse et ses enfants n'ont reçu de lui que trois lettres depuis son incarcération en 2003 et n'ont de ses nouvelles qu'épisodiquement à travers la mère et la sœur autorisées à lui rendre visite tous les samedis.
A la visite du 23 juin 2007, les autorités pénitentiaires ont déclaré à ses parentes que celui-ci refusait leur visite. Celles-ci avaient été averties précédemment qu'il ne refuserait jamais aucune visite sous aucun prétexte et que toute raison pour empêcher sa famille de le voir qui serait invoquée par l'administration serait sans fondement.
La semaine suivante, le 30 juin, sa mère a été autorisée à le voir à la suite de son insistance et elle a relevé des traces de coup sur son visage et son état de faiblesse. Dès qu'il a commencé à l'informer de sa santé, la visite qui a lieu en présence d'un officier et de deux gardiens a été interrompue après deux minutes et il a été emmené avec violence. Son dernier cri a été " qu'on vienne à son secours ".
M. Ben Hassine a, à de nombreuses occasions, été soumis à des tortures et des mauvais traitements en prison pour avoir protesté contre ses conditions inhumaines de détention. Il est aujourd'hui isolé du monde extérieur et sa famille craint pour sa vie et son intégrité physique.
Alkarama for Human Rights demande une intervention auprès des autorités tunisiennes, afin de faire cesser les mauvais traitements et la torture dont est victime M. Ben Hassine, et de lui assurer des conditions humaines de détention, de l'autoriser à écrire et à recevoir du courrier de son épouse et de ses enfants résidants au Royaume Uni.