Aller au contenu principal

208x160-http---ar.alkarama.org-images-stories-thumbs-195x150-images-stories-piece_jointe_mail-1

 

L'homme a les traits tirés, la mine basse. Il y a trente ans, les services de sécurité égyptiens arrêtaient Nabil  Al-Maghribi dans la fleur de l'âge ; c'est aujourd'hui un vieillard de plus de 70 ans qui retrouve la liberté. Après plus d'un tiers de sa vie passée derrière les barreaux, c'est l'un des plus anciens prisonniers politiques en Egypte.

Accusé de complot pour renverser le gouvernement, Nabil Al-Maghribi a été arrêté en 1979. Egalement accusé du meurtre du Président Anouar Al Sadate, en 1981, il a été condamné à des travaux d'intérêt général pour le restant de ses jours ; qu'il ait été en prison au moment des faits n'a joué aucun rôle en sa faveur, dans cette affaire comme dans d'autres pour lesquelles il a  été condamné à des peines de prison supplémentaires.

Si le cas de Nabil El Maghribi est exceptionnel de par la durée de sa détention, il  n’en est pas moins représentatif d’une pratique répandue sous l’ancien régime. Les autorités égyptiennes, au regard du changement politique récent, ont le devoird’enquêter sur la situation des prisonniers politiques détenus illégalement et sur toute violence commise à l’encontre des manifestants pacifiques, enmettant un terme à ces pratiques d’un autre âge.