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Les forces de sécurité égyptiennes continuent de réprimer et d'arrêter les opposants politiques au gouvernement sous l'accusation habituelle d'appartenance à une « organisation interdite » ou à un « groupe terroriste ».

Notre organisation a noté depuis quelques mois une recrudescence des arrestations et de détentions arbitraires par les services de sécurité égyptiens, en particulier dans le milieu des Frères musulmans. Les dernières arrestations en date concernent 10 personnes, arrêtées le 2 février 2010 dans le gouvernorat de Kafr Al-Sheikh par les services de renseignement. Il s'agit de MM. Mohsen Mukhtar Hajazi, Mohamed Al-Hadad, Al-Nabuey Al-Maizaghi, Ibrahim Zaalu, Mohamed Mukhtar Al-Wardani, Hamdi Al-Khouli, Al-Shahat Zalouk, Faiz Mohamed Abdel Basat, Mustafa Mohamed Abdel Majeed et Khairi Al-Said.

Alkarama craint que les victimes n'aient été torturées suite à leur arrestation et que des « aveux » ne leur aient été soutirés par ce moyen pour être utilisés contre eux lors d'un procès inéquitable. Ces craintes sont d'autant plus fondées que les services de sécurité égyptiens sont régulièrement accusés de telles pratiques par les organisations de défense des droits de l'homme.

Alkarama, qui a soumis plus de 600 cas de violations des droits de l'homme d'Egypte dans le courant de l'année 2009 aux procédures spéciales des Nations unies, va suivre avec attention l'évolution de la situation de ces 10 personnes.