22 juin 2011
Accusée d'avoir couvert les activités terroristes de son mari Abou Ayoub Al-Masri, un des leaders d'Al-Qaïda en Irak tué le 16 avril 2010 par les forces américaines, la Yéménite Hasna Ali Yahya Hussein a été condamnée à perpétuité à l'issue d'un procès expéditif le 23 juin 2011. Arrêtée le 16 avril 2010 à Bagdad avec ses trois enfants par les forces américaines, elle a été détenue arbitrairement au secret pendant plus d'une année sans avoir fait l'objet d'une procédure légale.
"Je suis mère de trois enfants en bas âge et je ne suis pas au courant des activités d'Abou Ayoub Al-Masri " sont les seuls mots que Hasna a pu prononcer devant un tribunal de Bagdad le 23 juin 2011. La cour n'a pas autorisé cette citoyenne yéménite à assurer sa défense au cours de la seule audience qui lui ait été accordée. Son avocat n'a pu avoir accès à son dossier et, de peur d'être arrêté ou kidnappé, n'a osé se présenter le jour de l'audience. A l'issue d'un procès inéquitable où des inconnus ont été constitués témoins à charge, Hasna a été condamnée à la prison à vie en vertu de la législation antiterroriste irakienne pour avoir abrité des personnes suspectées d'être liées à des activités terroristes et couvert leurs activités.
Bien que bouleversée par ce verdict, la famille de Hasna a d'ores et déjà annoncé sa volonté de faire appel à la décision du tribunal et compte à présent sur les efforts diplomatiques des autorités yéménites pour la faire libérer. Les enfants de Hasna ont pu être libérés et rapatriés au Yémen le 14 mai dernier.
La détention de Hasna, contraire aux dispositions contenues dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel l'Irak est partie, a suscité l'indignation de nombreuses organisations des droits de l'homme locales et internationales et avait également attiré l'attention des hautes sphères diplomatiques. L'ambassadeur yéménite était même intervenu en sa faveur auprès du président irakien Jalal Al-Talabani, lequel aurait déclaré ne pas pouvoir intervenir avant que la justice ne se soit prononcée mais aurait promis une amnistie une fois le verdict prononcé.
Le 25 mai 2011, Alkarama a soumis son cas au Groupe de travail sur la détention arbitrair afin qu'il demande aux autorités irakiennes d'ordonner sa libération et de lui offrir une compensation pour le préjudice subi.
"Je suis mère de trois enfants en bas âge et je ne suis pas au courant des activités d'Abou Ayoub Al-Masri " sont les seuls mots que Hasna a pu prononcer devant un tribunal de Bagdad le 23 juin 2011. La cour n'a pas autorisé cette citoyenne yéménite à assurer sa défense au cours de la seule audience qui lui ait été accordée. Son avocat n'a pu avoir accès à son dossier et, de peur d'être arrêté ou kidnappé, n'a osé se présenter le jour de l'audience. A l'issue d'un procès inéquitable où des inconnus ont été constitués témoins à charge, Hasna a été condamnée à la prison à vie en vertu de la législation antiterroriste irakienne pour avoir abrité des personnes suspectées d'être liées à des activités terroristes et couvert leurs activités.
Bien que bouleversée par ce verdict, la famille de Hasna a d'ores et déjà annoncé sa volonté de faire appel à la décision du tribunal et compte à présent sur les efforts diplomatiques des autorités yéménites pour la faire libérer. Les enfants de Hasna ont pu être libérés et rapatriés au Yémen le 14 mai dernier.
La détention de Hasna, contraire aux dispositions contenues dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel l'Irak est partie, a suscité l'indignation de nombreuses organisations des droits de l'homme locales et internationales et avait également attiré l'attention des hautes sphères diplomatiques. L'ambassadeur yéménite était même intervenu en sa faveur auprès du président irakien Jalal Al-Talabani, lequel aurait déclaré ne pas pouvoir intervenir avant que la justice ne se soit prononcée mais aurait promis une amnistie une fois le verdict prononcé.
Le 25 mai 2011, Alkarama a soumis son cas au Groupe de travail sur la détention arbitrair afin qu'il demande aux autorités irakiennes d'ordonner sa libération et de lui offrir une compensation pour le préjudice subi.